Un fantome a Paris
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Quai Férou 3

Nous retournions les cartes routières et allant dans les allées nous retrouvions la fresque laissée par notre frère à figure d’ange.

Nous en étions là, à vagabonder bruyamment, essayant d’escalader ses courants de pensée, jetant les plages sans payer, laissés par son souvenir.

L’histoire emmurée que tu voulais croire, à l’heure où tu t’instruis à ses dépens, pâleur d’un soir quand l’écho se répand dans ces rues pavées, éclairant les signaux, la ligne de trajets anarchiques.

Tu t’amuses à la vue des lettres et tu nous blesses en te moquant des gestes refaits de nos apage au premier couplet.

Ici rien ne berce que le râle infâme, tout reste intact à l’heure où tu t’abimes, je m’agite à la vigie sommeillée.

J’admire !

La page, inquiet, tourné vers l’élan du parapet

Echaudé par la portée de l’étang

L’ombre sous les immeubles et mes yeux sans reflet.


© 2014 unfantomeaparis

Quai Férou 2

Nous en étions là, à vagabonder bruyamment vers la drôle de fresque. Sur le trajet, j’avais jeté des plages sans payer, voir ce texte emmuré éclairé des signaux au-dessus des pavés.

Voici l’heure où tu t’instruis à mes dépens, pâleur d’un soir à réviser l’écho insupportable.

Tu t’amuses à la vue des lettres, dans l’angle mort des masses sacrées, de ces boucles où tes doigts s’emmêlent. Tu ris des sentences tristes et me blesses.

Presque Il.

Quai Férou, feignant l’enfantin récit en lisant ses vers. Plus haut ! Dis-je car ici rien ne berce que le râle infâme. Voici l’heure où tu t’agites. Voici l’heure où je m’esquinte. 


© 2014 unfantomeaparis

Quai Férou

Nous en étions là, à vagabonder bruyamment, à tourner couchés, en allant vers le poème. J’avais jeté les plages sans payer. L’histoire emmurée !

La voici, l’heure où tu t’instruis. A mes dépens, pâleur d’un soir à réviser l’éco des mots pesants. Eclaire les signaux.

Tu t’amuses à l’angle à la vue des lettres, tu ris de sentences tristes et tu nous blesses. Laissez-le tranquille, celui qui prend la plume à la vue d’un combat.

L’ébauche dévoile les heures d’ouvrage à étouffer tout écho, à jouir en boucle sous les chants et nos hématomes

Cachés. Prévenu de la vague, je marchais vers le ressac, honteux de redire.

Nous étions là, à vagabonder feignant l’innocence, touchés coulés en allant vers le poème. J’avais jeté l’Apage ! au premier couplet.

Ici rien ne berce, il n’y a que le râle infâme ! La voici, l’heure où tu t’abimes, tu danses ou tu dors, après des leçons de philo futile !

Nous en sommes encore là, à ériger nos échecs en beau langage, tandis qu’en dormant nous crevons sous les détresses en agressions lyriques, larmoyant de nos exploits quotidiens, où brillants nous étions squelettes sans équipage, des rafistolés du monde moderne et nos rêves de noblesse ! Nous disions Je t’aime en jurant.

Minuit, heure de bourreau.

Va au quai du poème admirer ce qu’un de nos frères a laissé pour éclairer jusqu’au dernier jour ce que tremblant nous ne parvenons à clamer. L’aventure que le refrain échaude, lui qui voudrait créer !


© 2014 unfantomeaparis

Sans titre (roman en cours)

Une nuit je me réveillai en sueur et le front brûlant, je grelottai. Je m’étais endormi la veille paisiblement et sans la fièvre. Cependant, il est vrai que, ces derniers jours, je songeais à m’éclipser. Je réfléchissais anxieusement à quitter le pays et ce que je connaissais trop bien. Je regardais amèrement la vie de mes contemporains et ma propre existence m’ennuyait. Plutôt que de me plaindre en moi et aux autres, je cherchais un moyen d’en finir.

#texte 
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