Un fantome a Paris
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Un souvenir de lendemain

Sur le boulevard, pluie et, à travers les vitres brouillées, ville entre temps que phares et signaux.

Genoux contre genoux, dévoilés sous des collants noirs, la vue de cuisses luisantes et à-coups, ses gestes rapides de la main et ses lèvres qui bougent, puis les bagues.

Violet, rouge et vert, mon regard lunatique (lunatique) et ceux qui courent pour rattraper le bus. Tout se reflète.

Les rangées de fruits, les bandes blanches sur le goudron, du bois sur du béton.

J’écoute (London Calling), elle parle. Communications par texte, par voix, par regard, de quelques gestes et la nuque renversée, pas pour expier hélas, pour regarder un plan.

La curiosité du carnet. Une grimace s’échappe quand le bus saute par-dessus la bosse. Les messages laissés sur écran sont en anglais.

Lendemain de Saint-Valentin et les yeux qui fument, tout ce qu’ils peuvent contenir. Rattrapé comme un animal sauvage qu’on traque, et les récits, à peine essoufflé sur la rue d’Alésia.

J’efface des souvenirs laissés comme des tracts d’une cause perdue. Des traces d’une pause dans la rue.


© 2014 unfantomeaparis (Un fantôme à Paris)

Toujours errant

Plus que quelques jours, ou bien cela ne change rien, un temps, je ne sais pas et je ne sais pas combien. Cela faisait quelques temps déjà.

Je reprends aussi lourdement qu’avant, avec aussi peu de regret, des doigts maladroits et plus de tracas qu’avant.

Il faudrait retrouver l’arpent humide, le muret frais, la clairière sans intervalle, et pour une fois, et comme pour en finir, comme à chaque fois, pendant qu’il est temps.

Je reprends, ma chérie, fauché par l’argenté reflet, agrippé à de l’antimatière, fauché par des tours et des bouts de fer.

Vous l’avez bien vu comment j’opère ! Éclats futiles, mots gras et ma pauvre tête ! Des yeux presque vides. Puis, je rêve… d’errer plus loin encore.

Nous n’y sommes pas allés ; au rocher où tout s’étend, à la vue du beau ciel nocturne et de l’océan, des choses dont on se souviendra et d’une nature qu’on n’appelait pas.

C’est là-bas que l’on se méprend en se tenant la main, en se caressant parfois les joues, les cils, en se disant des tendresses mal apprises et l’on s’éprend de ces rimes qui glissent à travers nos langues.

Sous vos fenêtres et sous la pluie, tandis que le passage est gris, qui reprend malgré l’étang passé, de plus bel et comme apaisé !

Je chassais le refrain C’est vain, que j’avais écrit à n’en plus finir hier sans conviction, mais par lassitude, car c’est rude et pas plus vrai.

Amesure et relatif absolu, me revoilà.


© 2014 Un fantôme à Paris | unfantomeaparis

J’ai retravaillé un premier texte, mal écrit, pour en faire un autre que voici.

après vérification c’est le bassin de Latone :)

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